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JO 2021 : le best of des films de sport

Publié le 22 juil. 2021 à 14:51

Rocky (1976)

Même si l’on n’est pas fan de Sylvester Stallone et des films d’action, difficile de ne pas mentionner cette histoire archétypique du rêve américain : un pauvre Italo-américain qui va devenir champion du monde de boxe et lutter ensuite avec toute sa hargne et son courage pour garder son titre et son honneur. Un film tourné en 28 jours avec un budget d’1 million de dollars et qui a rapporté plus de 225 millions de dollars de recettes et trois Oscars dont celui du meilleur film…

Cinq autres opus suivront – tous écrits par l’acteur à jamais associé à ce rôle, et qui a même réalisé quatre d’entre eux – suivis de la série des « Apollo Creed » . Avec les « Rocky », la boxe est sans conteste devenue le sport le plus cinématographique outre-Atlantique.

Coup de tête (1979)

Alors qu’il n’a même pas encore réalisé son premier film (« La victoire en chantant »), Jean-Jacques Annaud a l’idée de raconter une histoire autour du foot en suivant l’épopée d’En Avant Guingamp en Coupe de France en 1973.

Sur un scénario de Francis Veber – qui inventa alors son fameux personnage récurrent de Francis Perrin -, le cinéaste va faire du formidable Patrick Dewaere un joueur talentueux mais incontrôlable, évincé de l’équipe pour un tacle jugé trop agressif, mis au ban de la ville et même jeté en prison pour un viol qu’il n’a pas commis.

Mais après un accident de car qui les prive d’un bon joueur, les notables de la ville décident de le sortir de prison pour sauver le club, dirigé par le plus gros industriel du coin (Jean Bouise)… En marquant plusieurs buts, Perrin devient le héros local soulignant l’hypocrisie des notables et la volatilité des supporters. Bien avant l’heure, ce film dresse une satire appuyée du foot business et de ses dérives.

Raging Bull (1980)

Autant « Rocky » était un personnage de fiction même s’il a été inspiré par Chuck Wepner – celui qui a tenu 15 rounds face à Mohamed Ali en 1975 -, autant « Raging Bull » est un biopic relativement fidèle sur la vie de Jake LaMotta, réalisé en noir et blanc par Martin Scorsese et considéré comme le meilleur film de la décennie 80 par les critiques américains.

Incarné par un Robert de Niro totalement métamorphosé qui a pris 30 kg en quatre mois, on comprend comment le « taureau du Bronx » est devenu une légende grâce à ses combats, notamment contre Sugar Ray Robinson et Marcel Cerdan, filmés avec une seule caméra placée à l’intérieur même du ring. LaMotta remportera le championnat du monde des poids moyens en 1949.

Les Chariots de feu (1981)

Là encore, cette histoire de deux athlètes britanniques, l’un juif (joué par Ben Cross) et l’autre protestant (Ian Richardson), qui espèrent concourir aux JO de 1924 à Paris s’inspire librement de personnages ayant existé : le premier (Harold Abrahams) remporta la médaille d’or aux 100 m tandis que le second (Eric Liddell) refusa de prendre part à la course car elle se déroulait un dimanche mais s’aligna sur le 400 m…

A la trame sportive, s’ajoute dans cette oeuvre très personnelle d’Hugh Hudson, qui a récolté quatre oscars dont celui du meilleur film et de la meilleure musique (Vangelis), une dimension quasi mystique, où la foi religieuse est assimilée à la détermination de l’athlète.

Jusqu’au bout du rêve (1989)

Après la boxe, c’est sans doute le baseball qui a le plus inspiré les cinéastes américains et « Jusqu’au bout du rêve » y tient une place à part. Ce film réalisé par Phil Alden Robinson, d’après le roman « Shoeless Joe » du canadien W. P. Kinsella, raconte l’histoire d’un fermier de l’Iowa (Kevin Costner) qui, après avoir entendu des voix, va construire au milieu de son champ de maïs un terrain de baseball, le sport que préférait son père, puis rechercher un célèbre écrivain (J.D. Salinger dans le livre) et le grand joueur « Moonlight » Graham (Burt Lancaster dans l’un de ses derniers rôles) pour animer son terrain entre rêve et réalité. Un film touchant sur la magie du sport.

L’enfer du dimanche (1999)

La vie est un sport de combat. C’est la « punch line » de ce film rugueux et nerveux d’Oliver Stone, à l’image du football américain, sur les tensions entre un coach sur le déclin (Al Pacino) et la jeune présidente de l’équipe des Sharks de Miami (Cameron Diaz), entre un quarterback vieillissant (Denis Quaid) et une nouvelle star montante (Jamie Foxx) : le match des jeunes contre les vieux et puis la formation d’une équipe… La scène du discours d’Al Pacino avant match, dressant le parallèle entre les chances à saisir entre la vie et le sport, est restée dans les mémoires des fans.

Million Dollar Baby (2004)

Encore un film de boxe mais franchement incontournable. Non seulement c’est un chef-d’oeuvre signé Clint Eastwood mais il parle en plus d’une femme, ce qui n’est pas si courant… Dans un club miteux de Los Angeles, il conte l’ascension de la jeune et déterminée Maggie (Hilary Swank), que Frankie (Clint Eastwood), ancien coach rongé par une culpabilité envahissante et qui ne veut pas entraîner de fille, va finalement accepter de prendre sous son aile. Une relation filiale et puissante va s’instaurer entre ces deux êtres solitaires.

Mais la boxeuse sera victime du mauvais coup d’une rivale pendant un combat et, devenue tétraplégique, lui demandera de mettre fin à sa vie. Véritable tire larmes mais d’une grande maîtrise, le film a raflé quatre Oscars, deux Golden Globes ainsi que le César du meilleur film étranger.

Match Point (2005)

Loin d’être un film sur le tennis, « Match Point » parle surtout de la distance parfois fine entre le mal et le bien, le crime et le droit chemin, la chance et l’intention. Autant de thèmes chers à Woody Allen qu’il tisse ici avec une maestria rarement atteinte .

Son héros (Jonathan Rhys-Meyers), un modeste prof de tennis qui travaille dans un club des quartiers chics, va parvenir à se propulser dans la haute société londonienne. Séducteur, ce Rastignac de la balle se fiance rapidement avec la charmante soeur (Emily Mortimer) de son riche ami (Matthew Goode). Mais voilà qu’une jeune Américaine à la beauté ravageuse (Scarlett Johansson) va le plonger dans un terrible dilemme…

The Wrestler (2008)

C’est le film de la résurrection pour l’acteur Mickey Rourke, prodigieuse gueule cassée du cinéma américain . Lion d’or à Venise, ce long-métrage de Darren Aronofsky raconte l’histoire d’une ancienne gloire du catch, au bout du rouleau, qui traîne une existence minable dans un bled du New Jersey.

Sur les conseils d’une strip-teaseuse dont il est tombé amoureux, Randy décide de renouer avec sa fille qu’il a abandonnée en bas âge mais finalement, désabusé par le refus de Cassidy de céder à ses avances, sans espoir, « le Bélier » décide de remonter une dernière fois sur le ring au mépris de sa santé.

Invictus (2009)

Deuxième film de Clint Eastwood de la sélection, et beaucoup moins réussi, ce long-métrage montre cependant un sport plutôt rare au cinéma – le monde du rugby – et à un moment très particulier de l’histoire – la première Coupe du monde de l’Afrique du Sud post-apartheid de Nelson Mandela. Guidé par le slogan « Une équipe, un pays », cet événement sportif deviendra un grand moment d’union nationale derrière les Springboks, honnis pendant longtemps par les Noirs sud-africains.

Sortant de 27 ans d’emprisonnement, « Madiba » avait transmis aux membres de l’équipe le poème Invictus de William Ernest Henley : « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme ». Selon les experts, les Springboks ne pouvaient techniquement pas dépasser les quarts de finale, ils emportèrent la Coupe. Film manichéen mais nécessaire.

Jappeloup (2013)

C’est l’histoire d’un cheval d’exception et d’un cavalier qui a su en tirer le meilleur parti, Pierre Durand, joué dans le film par Guillaume Canet, ancien cavalier lui-même qui a participé au scénario . Tous les amoureux de canassons se souviennent de ce bai brun de petit calibre mais sauteur à la détente extraordinaire et au caractère bien trempé.

C’est le dernier cheval français à avoir décroché l’or olympique, à Séoul en 1988, sans compter ses titres de champions d’Europe et de France. Le film raconte le retour à la compétition d’un cavalier qui croyait en avoir fini avec les concours et la rencontre avec un animal sensationnel. Distribution de choix (Marina Hands, Daniel Auteuil, Jacques Higelin, Lou de Laâge) au service d’une jolie renaissance.

Le grand bain (2018)

Pour finir cette petite sélection, une comédie savoureuse de Gilles Lellouche avec une bande d’acteurs au top. Sept hommes d’âge divers et plus ou moins paumés (Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Benoit Poelvoorde, Philippe Katerine, Félix Moati, Alban Ivanov) vont reprendre goût à la vie en se préparant pour les championnats du monde de natation synchronisée – à noter que c’est le seul sport encore fermé aux hommes aux JO avec la gymnastique rythmique.

Deux coachs vont leur mener une vie d’enfer : l’une est alcoolique (Virginie Efira) et l’autre paraplégique (Leïla Bekhti). Ovationnée à Cannes, cette comédie chorale et survitaminée à la «Rasta Rocket» fait plonger le spectateur dans un bain debonne humeur.

المصدر: https://news.google.com

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