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Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : du sport et une course contre le Covid

Ces Jeux Olympiques seront décidément hors-norme : dans un silence de cathédrale en raison du huis clos, seulement interrompu par quelques encouragements de ses partenaires, la Japonaise Yukiko Ueno a lancé hier à 09 heures locales (00h00 GMT) les Jeux et la première balle du match de softball (version féminine du baseball) contre l’Australie, à Fukushima.

Le coup d’envoi de ce match de softball (version féminine du baseball), depuis Fukushima – dont la région a été gravement affectée par l’accident nucléaire de mars 2011 consécutif à un puissant séisme et à un tsunami meurtrier – devait être le symbole fort de ces “Jeux de la reconstruction” : c’était la formule employée en 2013, au moment de l’attribution de ces Jeux à la capitale japonaise.

Mais depuis, le Covid est passé par là.

Et au moment même de ce premier lancer, à 300 km au sud à Tokyo, le discours du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, invité à s’exprimer devant la 38e session du Comité international olympique (CIO), a rappelé que ces XXXIIe JO d’été seraient plutôt “les Jeux de la pandémie”.

Invité inattendu

“Nous ne sommes pas dans une course les uns contre les autres, nous sommes dans une course contre le virus”, a déclaré le directeur général de l’agence onusienne, face aux membres du CIO réunis dans la capitale japonaise pour leur 138e session.

Alors que le Covid-19 a déjà fait plus de quatre millions de morts, “nous sommes au premier stade d’une nouvelle vague d’infections et de décès”, et “100 000 personnes supplémentaires perdront la vie d’ici l’extinction de la flamme olympique le 8 août”, a-t-il insisté.

Au Japon, le bilan quotidien des tests effectués depuis le 1er juillet sur les personnes travaillant sur les Jeux (sportifs, encadrements, médias) affichait mercredi 79 cas positifs, sur plus de 20 000 personnes testées, dont 8 concernent des sportifs.

Parmi les malheureux, une taekwondoïste chilienne et une skateboardeuse néerlandaise, les premières sportives présentes au Japon à devoir renoncer aux JO.

La timide entrée de la politique dans les Jeux

Dans l’après-midi, les premières rencontres de football ont permis à la politique de faire une timide entrée en jeu dans le monde olympique. Les footballeuses britanniques et chiliennes ont mis un genou à terre mercredi à Sapporo avant leur match, le premier du tournoi olympique des Jeux de Tokyo, en signe d’opposition au racisme.

Ce geste est intervenu au lendemain de la décision du Comité olympique international (CIO) d’autoriser les sportifs à exprimer leurs opinions pendant les Jeux jusqu’au début des épreuves. Ils ont désormais le droit de poser un genou à terre, d’exprimer leurs opinions devant les médias et sur les réseaux sociaux ou de porter des inscriptions sur leurs vêtements lors des conférences de presse.

Sur le rectangle vert, les matches ont accouché d’une première grosse surprise, avec la lourde défaite des Américaines contre la Suède (3-0), malgré l’entrée en jeu de Megan Rapinoe et une série de 44 matches sans revers : ces Jeux hors-norme ont bel et bien débuté.

المصدر: https://news.google.com

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