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Dopage, corruption, faible spectacle… L’haltérophilie joue sa survie olympique à Tokyo

Ils étaient 260 à Rio, ils ne seront que 120 haltérophiles engagés lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Loin des sports jeunes et spectaculaires prisés par le CIO, pas très populaire hors de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale, la discipline n’est déjà pas vraiment dans les petits papiers de Thomas Bach, le président du
CIO, qui alertait en février dernier à son sujet : « La situation devient de plus en plus grave. »

La situation, c’est la spirale infernale de scandales qui éclaboussent la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) depuis une enquête en janvier 2020 de la chaîne allemande ARD, mettant au jour la « culture de la corruption » au sein de la fédé pour masquer le recours massif au
dopage.

Cinq mois plus tard, le juriste canadien Richard McLaren rendait un rapport accablant, évoquant la « dissimulation » de 40 contrôles antidopage positifs, pour l’IWF et son ex-patron, le Hongrois Tamas Ajan. Ce dernier, avec le vice-président roumain Nicolae Vlad et le président de la Fédération européenne, le Turc Hassan Akkus, fait l’objet d’une procédure disciplinaire de l’Agence des contrôles internationale (ITA). Fin octobre, l’Agence mondiale antidopage (AMA) révélait à son tour la tricherie de 18 haltérophiles originaires de six pays, soupçonnés d’avoir fourni de faux échantillons d’urine avec la complicité de « substituts », des sportifs leur ressemblant.

L’haltérophilie, discipline historique qui existait déjà lors des Jeux antiques, entretient une longue relation avec le dopage. Depuis que les contrôles sont mis en place, 110 cas positifs ont été détectés aux Jeux, soit plus du quart du total olympique tous sports confondus, entraînant le retrait de 49 médailles. Ces dernières années, l’IWF a ainsi dû suspendre la Russie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Bélarus, la Chine, la Moldavie, le Kazakhstan, la Turquie et l’Ukraine. Elle a aussi privé des JO de Tokyo la Thaïlande, l’Egypte, la Malaisie et tout récemment la Roumanie.

Vers une éviction historique ?

Autant dire que la discipline sera scrutée à Tokyo. « Certains sports sont considérés comme étant plus à risque que d’autres et, bien entendu, l’accent est mis sur eux (…) L’haltérophilie en fait partie », confirmait récemment à l’AFP Olivier Niggli, le directeur général de l’AMA. Et il vaudrait mieux éviter un nouveau podium remanié, sous peine que le CIO doive « se pencher sur sa place au programme des
JO-2024 de Paris et des futurs JO », menace Thomas Bach.

Une telle éviction serait historique, le CIO n’ayant plus sanctionné un sport de cette manière depuis le tennis de 1928 à 1964, pour avoir transgressé la règle alors primordiale de l’amateurisme. Même la
boxe, qui cumule depuis plusieurs années dérives financières et arbitrage controversé, a bénéficié d’une solution sur mesure. Le CIO a retiré à la Fédération internationale l’organisation de son propre tournoi olympique, mais maintient la discipline à Tokyo. Sortir du programme, pour une discipline présente aux Jeux depuis leur refondation à Athènes en 1896, serait un véritable camouflet.

المصدر: https://news.google.com

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