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SM Caen. Stéphane Moulin : “Je trouve que le groupe réagit bien”

Stéphane Moulin est dans la reconstruction au Stade Malherbe Caen, où il anime sa première préparation estivale. (©MG / Sport à Caen)

Dans une semaine, le Stade Malherbe Caen lancera sa saison devant Rodez. Avant cela, il lui reste un dernier tournoi de préparation à Orléans. Avant ce rendez-vous hommage à Emiliano Sala, Stéphane Moulin nous a accordé un entretien pour faire le point sur l’avant-saison malherbiste. Ce samedi 17 juillet 2021 (15h00), il coachera une sorte de répétition générale devant Nantes.

Sport à Caen : Stéphane, que retenez-vous de la préparation jusqu’à présent ?

Stéphane Moulin : Comme dans toutes les préparations, on travaille beaucoup. Cependant, c’est un peu différent de ce que j’ai vécu jusqu’ici. Il fallait aussi commencer à mettre en place ce qu’on souhaitait sur le plan du jeu, sur notre façon de fonctionner et de travailler. Le mois écoulé a servi à ça et à commencer à construire, ou reconstruire, le canevas de l’équipe. 

Vous aviez visionné beaucoup de matchs avant de prendre ce groupe en main. Avez-vous eu des surprises pendant cette avant-saison ?

Non. J’avais visionné douze matchs de l’équipe la saison dernière, donc j’avais fait une analyse assez précise des joueurs qui composaient l’équipe. Maintenant, les découvrir de manière réelle et en situation, c’est tout à fait différent. J’ai eu des confirmations plus que des surprises. J’avais vu qu’il y avait beaucoup de jeunes, ils sont toujours là (sourire).

Ce qui est important, c’est de redonner confiance à ce groupe-là. Il en a perdu beaucoup au fil des résultats négatifs. C’est un groupe qui, de par la saison qu’il a vécue en termes de résultats mais aussi de changements – coachs, présidents… – a beaucoup souffert. Un de nos objectifs était donc de redonner confiance aux joueurs, mais aussi de leur faire prendre conscience, si besoin était, qu’ils avaient fini 17èmes l’an passé. On ne finit pas 17ème après 38 matchs par hasard. Il faut faire prendre conscience tout en redonnant confiance, ce n’est pas évident. Pour nous, qui arrivons, c’était un nouveau travail. Nous n’avions pas l’habitude de ça.

« Un esprit assez revanchard »

Vous avez vu les stigmates en arrivant ?

Oui, en tout cas, on l’a perçu comme ça. On a trouvé des joueurs marqués malgré l’issue favorable, assez incroyable sur le plan émotionnel. Il y a des choses qui se sont passées au cours de cette saison qui laissent des traces. Cela se ressent encore, ce n’est pas effacé. Maintenant, c’est à nous d’écrire la nouvelle histoire et de leur faire redémarrer quelque chose de nouveau. C’est ce à quoi on s’attelle. Pour l’instant, je trouve que le groupe réagit bien, travaille bien. Je sens chez la plupart des joueurs un esprit assez revanchard. Ils ont bien conscience que, pour certains, ils ont failli l’an passé. Ils ont envie, pour ceux qui seront encore ici, de réagir. 

Avez-vous une idée précise de l’équipe que vous alignerez en début de championnat et de la manière dont vous voulez que cette équipe joue ?

La manière, on la connaît. Après, on espère toujours que le groupe va être renforcé, et je crois qu’il va l’être. Comme dans beaucoup de clubs, ça ne bouge pas encore beaucoup. Il va falloir encore un petit peu de temps. Évidemment, j’ai eu une idée de l’équipe qui risque de démarrer le championnat, et plus qu’une idée sur la manière de fonctionner. J’espère qu’on sera en capacité de le montrer dès le premier match.

« Rigueur et enthousiasme »

À quoi voulez-vous que ressemble cette équipe du Stade Malherbe ?

C’est un petit peu dans la lignée des équipes que j’ai entraînées. Une équipe bien organisée, rigoureuse, mais aussi avec beaucoup d’enthousiasme, de générosité, de qualité technique – parce qu’il y a des joueurs qui ont cette qualité-là, et surtout une équipe qui ne se pose pas de question.

Ce dernier point est peut-être la partie la plus difficile au vu de la saison dernière…

La tâche n’est pas simple, de toute façon. Pour tous ceux qui pensent que parce qu’un nouveau staff est arrivé, tout va changer… Aujourd’hui, on a les mêmes joueurs de l’an passé moins tous les garçons qui étaient en fin de contrat ou qui sont partis, et qui avaient une place importante dans l’équipe. Je pense à Bammou, Weber, Pi, Yago… L’équation n’est pas simple à résoudre. Les joueurs qui vont composer l’équipe ressemblent, en tout cas pour les noms qui la composent, à ceux de l’an passé. On va mettre tout en œuvre pour essayer de redonner une nouvelle énergie à cette équipe qui en a manqué. 

Vous êtes resté longtemps à Angers si bien que vous pouviez façonner l’équipe comme vous le souhaitiez. Là, vous récupérez une équipe quasiment telle qu’elle était avant votre arrivée. Qu’est-ce que cela change dans votre adaptation ?

Évidemment, c’est complètement différent. Pour mon staff et moi, c’est nouveau. Quand on accueillait de nouveaux joueurs, il y avait déjà une méthode, il y avait déjà un style qui était imprégné par l’ensemble du groupe. La grande difficulté, c’est qu’on doit mettre en place quelque chose qui nous appartient, mais aussi s’adapter aux joueurs qui sont présents. Ce n’est pas simple parce que les joueurs doivent savoir très vite où on veut aller. C’est à nous de leur indiquer le chemin. Mais je trouve que dans ce domaine-là, il y a de bonnes réponses. Cependant, cinq semaines (de préparation, ndlr), ce n’est pas beaucoup. C’est pour cela qu’on va certainement avoir besoin d’un peu de temps, même si ce qu’on fait jusqu’à présent est cohérent. 

« Pas des demandes, des obligations »

Sur le plan du recrutement, les dirigeants ont évoqué comme priorités une arrivée en défense centrale et le remplacement de Kélian Nsona, blessé. Les coachs ont souvent des envies supplémentaires. Est-ce votre cas ?

Non, moi j’ai juste envie qu’on amène des joueurs là où on en a besoin. Je ne suis pas un adepte des effectifs pléthoriques. J’ai l’habitude de travailler avec 22 joueurs et trois gardiens, cela suffit largement. Je ne suis pas quelqu’un qui réclame, comme j’ai pu le lire. Je ne réclame rien, je dis juste qu’on a besoin d’être sécurisé à certains postes où on a peu de monde. On parle des centraux, mais aussi des latéraux. Nous n’avons que deux joueurs formés à ces postes, Aloys Fouda et Yoël Armougom, en attendant le retour d’Hugo (Vandermersch). C’est un secteur de jeu où il faut qu’on se renforce. Il faudra remplacer Kélian (Nsona) aussi. Il va nous manquer. Pour moi, ce ne sont pas des demandes. Aujourd’hui, ça apparaît comme des obligations. 

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المصدر: https://news.google.com

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